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CITÉ DES MORTS LES VIVANTS DÉLOGÉS

Al-Hattaba, Le Caire, Égypte. Shilbamy a installé un pigeonnier sur le toit de son immeuble, une pratique traditionnelle dans la capitale. Les pigeons disposent de compartiments pour se reposer et se reproduire, tout en pouvant voler librement autour du quartier. Le guano récolté est vendu comme fertilisant aux maraîchers. Certains individus sont élevés pour le commerce de volailles, d'autres pour les loisirs, comme les concours de vol ou l'élevage esthétique. Ainsi, le pigeonnier est-il un élément central de la vie cairote.
© ANTOINE MERLET / AGENCE ZEPPELIN
L'une des plus vastes nécropoles du monde musulman est en train d'être démolie. Fondée au VIIe siècle, al-Qarafa abrite de nombreux tombeaux toujours en usage. Un cimetière de plus de 1 000 hectares qui a la particularité d'être habité par des milliers de familles. Nichée en plein cœur de la capitale égyptienne, celle que l'on surnomme « la Cité des morts » est aujourd'hui victime de la pression foncière. Depuis 2020, divers projets d'aménagement grignotent cet ensemble patrimonial malgré sa reconnaissance par l'UNESCO et l'opposition des descendants. Les habitants, eux, sont incités à partir.