REPORTAGES PUBLICATIONS CONTACT
LES ENFANTS DE LÀ-HAUT VAL THORENS
LES BELLEVILLE + MOÛTIERS, SAVOIE, FRANCE © OLIVIER KARCHER / ZEPPELIN NETWORK

Cet hiver, en 2022-2023, la station de Val Thorens fêtera ses 50 ans. C'est la plus jeune des grandes stations de sports d'hiver des Alpes, et pourtant, certains enfants d'aujourd'hui y sont déjà profondément enracinés : ils y vivent depuis toujours, comme parfois leurs parents avant eux, ils y grandissent. Bien que des centaines de milliers de touristes passent là chaque saison d'hiver, pour eux, c'est leur maison, leur village et leur terrain de jeu.

Garance, Camille, Lukas et Colin, quatre enfants de 9 à 13 ans, ont en commun d'être membres du Club des sports. Ils passent beaucoup de temps sur les pistes, pour l'entraînement et la compétition, mais aussi au club pour entretenir leur matériel et faire de la préparation physique. Malgré ce cadre de vie atypique et la place centrale du ski dans leur quotidien, ils sont comme tous les enfants de France, partageant les bancs de l'école, l'écrin familial, l'opportunité des loisirs et la complicité des amis. Jusqu'au CM2, ils peuvent étudier à l'école de la station, mais à partir du collège, ils doivent aller à l'internat de Moûtiers, dans la vallée. Dans ce contexte, les moments avec leurs parents sont parfois rares, tant est intense l'activité saisonnière.

Après une journée en ski libre avec leurs entraîneurs, les enfants du Club des sports font une pause devant Val Thorens. Pour les touristes, c'est une station de sports d'hiver, mais pour ces enfants, c'est leur village et leur terrain de jeu.





L'école de la station s'arrête au primaire, et accueille les enfants des résidents toute l'année, ainsi que les enfants des saisonniers. Ici, la maîtresse et directrice, Élise, n'est autre que la mère de Camille (au centre, au fond).


Maud amène sa fille Garance à l'école en luge, en passant devant la résidence touristique qu'elle gère. Il est courant ici de voir les parents emmener leurs enfants à l'école en ski, luge, surf ou moto des neiges.


À la fin des entraînements et des compétitions, Camille et ses coéquipiers rentrent au club et laissent leurs affaires de ski dans le vestiaire.


Sur le télésiège qui la conduit sur le stade de slalom des Ménuires (station voisine de Val Thorens) pour sa compétition du jour, Garance (casque rose à droite), bavarde avec ses copines.
Ce jour-là, Camille, Lukas et les autres jeunes athlètes ont une compétition de slalom géant aux Ménuires, la station voisine de Val Thorens. Ils font la reconnaissance du tracé sous la conduite de leur entraîneur, Corentin dit « Coco ».





Garance (à gauche) déjeune et plaisante avec sa grande copine, Lili, au pied du stade de slalom.


À l'entraînement au slalom spécial, Colin descend un parcours rendu très technique par le rapprochement des piquets.
Au cours d'un entraînement pour intégrer la section sportive scolaire, Camille contemple les trophées rapportés au Club des sports par ses prédécesseurs. Peut-être contribuera-t-il bientôt à ce palmarès.





C'est une des premières fois que Garance, 9 ans, essaye de farter elle-même ses skis. Elle est aidée de sa grande sœur, Flore.


Lukas suit des séances de kinésithérapie à la suite de problèmes de croissance qui l'ont contraint à arrêter le ski pendant quelques semaines.
Arrivés en bas du stade de slalom des Ménuires pour leur compétition, Lukas (au centre, avec le bandeau rouge et noir) et ses coéquipiers découvrent leurs dossards et ordres de passage tirés au sort. Lukas est déçu, il devra partir parmi les derniers et la piste sera abîmée.





À l'entraînement, Lukas est dans la cabane de départ en haut du slalom, prêt à s'élancer. Il écoute les dernières consignes de son entraîneur situé en bas de la piste, et qui communique à l'aide de la radio que Julie (à droite) tient en main.


Étant donné que les élèves en section sportive s'absentent régulièrement pour leurs entraînements et compétitions, ils disposent, tels ici Colin (chemise sombre) et Lukas (t-shirt blanc), de séances de tutorat (rattrapage de leçons et de devoirs) dirigé par Gaëtan.
Temps calme pour Colin qui lit chez lui dans sa chambre. Au mur, on aperçoit ses coupes, trophées et médailles de ski.





Camille (en rouge) suit avec ses amis les cours de théâtre de Pauline, qui a accompagné plusieurs générations d'enfants de la station avant eux. C'est l'une des seules activités culturelles proposées aux enfants de Val Thorens.


Garance aide à la préparation du dîner avec sa mère Maud et l'une de ses grandes sœurs Jeanne. La famille occupe un appartement sous les toits d'une résidence de tourisme que gère Maud.


Quand il n'est pas à l'école ou sur les pistes, Colin lit des livres, fait du skate, ou joue du piano dans sa chambre face aux montagnes environnantes.


La mère de Colin gère un restaurant dans la station de Val Thorens. Il y passe parfois pour manger et donner un coup de main au service.
Le collège est à Moûtiers, dans la vallée, mais Lukas (à droite) et Rasmus aperçoivent les montagnes tout près depuis leur chambre à l'internat.





Colin participe au relais amical nocturne organisé par le Club des sports, une structure qui joue un rôle social majeur dans la station.


Arnaud se sert de la dameuse pour ravitailler son restaurant. Le soir, quand les pistes sont fermées, il laisse parfois son fils, Lukas, prendre les commandes.


Au retour de sa journée de travail au restaurant, Arnaud s'accorde un peu de temps avec ses fils Lukas et Léo. En haute saison, les moments en famille sont rares pour les hôteliers et restaurateurs de la station.


Garance, ses sœurs et leur mère se retrouvent sur le balcon de l'appartement familial. Garance mémorise les noms des monts qui l'entourent, mais aussi des remontées mécaniques construits par son grand-père, il y a 50 ans.
VOIR TOUTES LES IMAGES
LE PHOTOGRAPHE OLIVIER KARCHER
Formé en sciences politiques et au commerce, Olivier alterne missions de conseil et emplois de saisonnier. Il a beaucoup voyagé pour le travail et pour le plaisir (Moyen-Orient, Amérique, Océanie, Asie du sud-est). C'est au cours d'un long séjour humanitaire en Thaïlande qu'il prend goût à la photographie. De retour en France, il suit un workshop Zeppelin sur le photojournalisme. Il s’intéresse particulièrement à la jeunesse, ainsi qu’à observer la vie ordinaire dans des lieux qui ne le sont pas.