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ÉLÉPHANTS SANS FORÊT LA GUÉRILLA PAYSANNE

Tholpetty, Kerala, Inde. Vijesh, 39 ans, tient le portrait de sa mère tuée en 2004 par un éléphant. L'accident est arrivé en pleine journée alors qu'elle cherchait du bois en forêt. Le Gouvernement a indemnisé Vijesh avec 50 000 roupies (environ 450 euros). Lui continue cependant d'admirer les éléphants : « Il faut apprendre à vivre avec les animaux sauvages pour éviter les incidents », explique celui a longtemps travaillé en tant que guide dans le Parc national de Tholpetty.

La proximité des éléphants avec les communautés villageoises génère de nombreux accidents. Bien que ces grands herbivores soient généralement paisibles, un individu soumis au stress peut adopter un comportement agressif et s'attaquer aux humains. Chaque année en Inde, ce sont près de 500 personnes et 100 éléphants qui trouvent ainsi la mort.
© VINCENT ESCHMANN / AGENCE ZEPPELIN
La cohabitation entre les Indiens et les éléphants sauvages atteint un point de rupture. Bousculés par la déforestation et la pression démographique, ces grands herbivores s'aventurent chaque nuit dans les cultures et les nouveaux villages, provoquant des affrontements de plus en plus violents, parfois mortels. Un conflit ancien, mais aggravé par la rupture des corridors naturels. Entre peur, colère et fascination, les habitants montent la garde et improvisent des défenses armées. A contrario, l'association Hati Bondhu propose un modèle de coexistence avec le bel animal.