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ÉLÉPHANTS SANS FORÊT LA GUÉRILLA PAYSANNE

Begur, Kerala, Inde. Un agent administratif du Bureau des forêts consulte un registre répertoriant l'ensemble des cas de figure liés aux conflits avec les éléphants. Le document distingue les dommages matériels – cultures, bétail, habitations – des préjudices immatériels, notamment les atteintes corporelles. Pour chaque sinistre, une somme d'argent est accordée en dédommagement. Les procédures sont initiées en ligne, puis des agents seront dépêchés sur le terrain pour constater et valider la demande.

Lorsqu'ils sont affamés, les éléphants peuvent rapidement dévaster les cultures. Pour limiter ces pertes, le Gouvernement a mis en place un dédommagement forfaitaire, tandis que les agriculteurs s'organisent pour surveiller leurs parcelles jour et nuit.
© VINCENT ESCHMANN / AGENCE ZEPPELIN
La cohabitation entre les Indiens et les éléphants sauvages atteint un point de rupture. Bousculés par la déforestation et la pression démographique, ces grands herbivores s'aventurent chaque nuit dans les cultures et les nouveaux villages, provoquant des affrontements de plus en plus violents, parfois mortels. Un conflit ancien, mais aggravé par la rupture des corridors naturels. Entre peur, colère et fascination, les habitants montent la garde et improvisent des défenses armées. A contrario, l'association Hati Bondhu propose un modèle de coexistence avec le bel animal.