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ÉLÉPHANTS SANS FORÊT LA GUÉRILLA PAYSANNE

Hatikhuli, Assam, Inde. Située sur un corridor de migration des éléphants, cette parcelle fait partie d'un programme de restauration des écosystèmes mené par Hati Bondhu. Depuis les années 2000, plus de 100 000 plants d'herbe à éléphant (Cenchrus purpureus) et d'herbe à tigre (Thysanolaena latifolia) ont été plantés sur cette zone de 28 hectares autrefois déboisée. En plus de ces deux herbacées endémiques, l'association a planté des pommiers à éléphants (Dillenia indica) et des jacquiers (Artocarpus heterophyllus), dont les fruits sont très appréciés des pachydermes.

L'association Hati Bondhu vise à réduire les conflits entre humains et éléphants. Elle tente de sécuriser l'alimentation des pachydermes dans leur habitat naturel tout en sensibilisant les villageois à la cohabitation.
© VINCENT ESCHMANN / AGENCE ZEPPELIN
La cohabitation entre les Indiens et les éléphants sauvages atteint un point de rupture. Bousculés par la déforestation et la pression démographique, ces grands herbivores s'aventurent chaque nuit dans les cultures et les nouveaux villages, provoquant des affrontements de plus en plus violents, parfois mortels. Un conflit ancien, mais aggravé par la rupture des corridors naturels. Entre peur, colère et fascination, les habitants montent la garde et improvisent des défenses armées. A contrario, l'association Hati Bondhu propose un modèle de coexistence avec le bel animal.