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MARAIS AUDOMAROIS UN JARDIN FLOTTANT

Saint-Omer, Pas-de-Calais, France.
« Tous les jours le paysage est différent, c'est magique », rapporte Frédéric, 51 ans, pêcheur depuis trois décennies. La pêche dans la réserve se pratique exclusivement en no-kill : une seule canne est autorisée, et chaque poisson, quelle que soit son espèce ou sa taille, doit être remis à l'eau dans les meilleures conditions, sandres et brochets compris. La pêche au vif ou au poisson mort posé y est désormais interdite.

La Réserve naturelle nationale des étangs du Romelaëre protège 104 hectares de zone humide au titre de la Convention de Ramsar. Situé sur les communes de Nieurlet, Saint-Omer et Clairmarais, cet ancien site d'extraction de la tourbe abrite aujourd'hui plus de 200 espèces d'oiseaux.
© JOAQUIM DASSONVILLE / AGENCE ZEPPELIN
Vaste labyrinthe de canaux et de zones humides, le Marais audomarois constitue un paysage unique en Europe. Dans ce coin de l'Artois flamand, les voies d'eau dessinent les chemins, et les barques remplacent les voitures. Une apparente tranquillité où se joue pourtant une transformation profonde : le recul du maraîchage traditionnel et avec lui, le risque d'un déséquilibre écologique. Car ce sont bien les agriculteurs qui façonnent le marais depuis 1300 ans, désormais classé Patrimoine mondial de l'UNESCO. Entre nature, habitations et savoir-faire, le site se montre à la fois vivant et fragile.